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Q 2020 Svalbard

Bergen - Bodo


Mercredi 17 juillet

Presque 11 heures de nav, à traverser des fjords qui ressemblent à d’immenses lacs, des défilés entre de hautes murailles grises, un peu lugubres lorsque le soleil disparaît, ainsi que des paysages lunaires et des montagnes recouvertes de forêts de conifères, surtout des pins et des épicéas.
On s’enfile dans un petit passage qui débouche sur une baie calme, déserte, sans un pli. On s’ancre, c’est un oscar !

Attention il y a un piège dans une des photos!









Jeudi 18 juillet
Ce matin le temps est couvert, le soleil n’est pas loin, mais c’est la pluie qui est annoncée. On navigue jusqu’à Floro où nous rencontrons un bateau « Melchior » qui est allé au Spitzberg. Avant d’arriver au port nous entendons un « mayday relay » qui indique qu’un homme est à la mer… C’est inquiétant, mais cela ne concerne pas notre zone de navigation.

Eglise... non phare

Il pleuvine depuis que nous sommes arrivés.

Et un beau remorqueur.


Vendredi 19 juillet
Il a plu cette nuit et ce matin le temps est couvert. Nous suivons la ligne de l’Hurtigruten, l’express côtier, Nous naviguons entre îles et îlots sous un ciel gris, froid, Le soleil fera son apparition dans la matinée et éclairera cet environnement minéral et végétal d’un éclat qui le rendra majestueux.


Nous allons sur le minuscule îlot de Silda qui a un port minuscule, donc peu fréquenté. Le soleil brille, on a trop chaud ! Nous allons faire le tour de l’île, c’est vite fait et il n’y a qu’un seul restaurant sur pilotis, On s’assoit pour prendre un verre et finalement tentés par des scampis et un plat de bacalhau, nous nous attablons. Délicieux !
Leptit mousse en pleine séance de communication, la batterie du tel. n'y résistera pas


Ancienne cabane de pêcheur reconvertie en bistro


Samedi 20 juillet.

Départ 6h45, il fait beau, le soleil brille et nous réchauffe, 14 degrés. Mais très vite le soleil va être caché par des nuages et nous ferons plus de 10 heures de nav par temps couvert, Nous avancerons même à certains moments à travers une brume assez épaisse pour justifier l’emploi du radar. Nous arrivons dans le port d’Alesund où les places sont rares. Nous n’avons pas d’autre choix que de nous mettre à couple avec une famille norvégienne très accueillante.



Depuis deux jours Dominique suivait le parcours du bateau suisse Hval qui descendait la côte norvégienne. » Nous allons sûrement nous croiser », dit-il. Nous avons fait mieux que cela ! Hval est venu passer la nuit à Alesund et Nathalie et Roland que nous n’avions pas réussi à voir à Genève, nous les avons rencontrés en Norvège !


Dimanche 21 juillet
Hval est reparti tôt ce matin. Nous espérons que le réveil n’a pas été trop dur, car la soirée fut amicale et tardive !
Nous attendons que nos voisins quittent le quai pour prendre leur place. Mais l’inconvénient d’être à quai, c’est que notre bateau intrigue les promeneurs qui n’hésitent pas à toquer contre la coque pour s’assurer qu’il s’agit bien d’un bateau en alu… !

Nous visitons la ville, puis rentrons au bateau. Il tombe des seilles. Un bateau norvégien vient se mettre à couple.

Lundi 22 juillet
Je vais chez le coiffeur.  (Ca coûtera un bras...)
Voir le résultat.... qui a la plus belle coupe? les trolles ou le ptit mousse?


Dominique s’occupe du système de purge du diesel. Puis je vais chez un médecin pour qu’il me prescrive un antibiotique ciblé qui mette fin à une cystite récalcitrante !

Nous avons maintenant deux bateaux à couple.

Mardi 23 juillet
Nous attendons le départ des deux bateaux et quittons Alesund. Le soleil n’est pas généreux et sans lui, le paysage montagneux, dont les sommets sont cachés par les nuages, devient gris, froid, inhospitalier. Et vent de face, of course ! Nous nous arrêtons à Bud, petit port charmant avec huit places à quai.



Mercredi 24 juillet
Ce matin une brume épaisse bouche l’horizon, à tel point que le bateau allemand parti ce matin est de retour, jugeant la situation trop dangereuse sans radar.
Nous faisons de nombreuses allées et venues pour faire des lessives.
Le brouillard s’est levé et le soleil brille, mais le vent souffle.
Nous grimpons sur la colline et visitons le musée de la guerre, sachant que la Norvège a été occupée pendant cinq ans par les Allemands.

Le ptit mousse s'est mis à la spéléo, avec enthousiasme!


La visite se fait avec une guide, retraitée, mais qui reprend du service pendant l’été. Elle nous raconte pleins d’anecdotes et de souvenirs qu’elle tient de son père et de sa famille, c’est presque de l’histoire vivante !


Jeudi 25 juillet
Il fait grand beau ! Alors tenue allégée… mais le soleil se cache, alors on remet une couche. Et à plusieurs reprises, même scénario !

Petit passage entre cailloux!




C’est dans l’immense baie et port de Kristiansund que nous nous arrêtons. Nous voulons prendre du diesel, mais le Havenmaster nous a repérés et nous indique une place que nous ne pouvons lui refuser !

Il fait à nouveau chaud. On se balade, repère supermarchés, quincailler, shipchandler : Dominique est content, c’est l’endroit où il faut rester pour bricoler…

Excellent squatte pour goélans!


Vendredi 26 juillet
Journée bricolage : Dominique perce, colle et fixe les jerricans sur le pont On vide la cabine visiteur que nous avions utilisée comme dressing. Il faut donc, ranger, nettoyer. Et il fait chaud :25 degrés annoncés, c’est l’été !
On achète une bâche pour recouvrir le cockpit, en prévision de l’hivernage au nord de la Norvège, où la neige est abondante.

Samedi 27 juillet
Encore une belle journée estivale, il fait chaud. Dominique s’est attelé à l’électricité de la cabine visiteur. Il répare la lampe du plafonnier et installe deux prises allume-cigares pour que nos hôtes puissent recharger leur téléphone. Le cap sue à grosses gouttes.

Dimanche 28 juillet
Je crois bien que la canicule nous a rattrapés. La nuit été chaude et un orchestre nous a tenu éveillés une partie de la nuit.
Aujourd’hui, de la menuiserie pour le cap, des finitions dans la cabine visiteur.
En fin d’après-midi nous allons nous balader et mangeons le fameux klippfisk dans un excellent restaurant. Le klippfisk est la morue qu’autrefois les femmes faisaient sécher sur les rochers.

Lundi 29 juillet
La canicule dès le matin, alors pour la première fois nous allons naviguer en tenue légère, légère…
A partir de Kristiandsund le paysage se modifie, tout devient rondeur et douceur. Les sommets sont aussi moins élevés.

Garde côte Norvégiens


Nous faisons un essai de pêche, sans succès, nous manquons de lest.


A deux heures environ de la baie où nous voulions ancrer, le vent se lève et se met à atteindre rapidement les 26 knts. De face évidemment ! Et la mer se creuse, forme des petites crêtes blanches. Nous renonçons à la baie prévue et songeons à nous mettre à l’abri rapidement. Mais le vent faiblit, s’apaise et nous reprenons notre route initialement prévue.
La baie est immense, magnifique avec un seul bateau à l’ancre.

Mardi 30 juillet
Jolie la baie ! Mais quelle nuit ! Minuit une alarme d’ancre, un peu plus tard deuxième alarme d’ancre et encore un peu plus tard une drisse qui tape et empêche le capitaine de dormir. ET à trois heures du matin le vent se lève, forcit rapidement, il faut ajouter de la chaîne. A partir de ce moment, plus moyen de dormir : le vent nous balade d’un bord à l’autre.

Nous allons rester, supporter les coups de butoir d’Eole, en espérant que demain il soit plus clément !


Mercredi 31 juillet Storfosna
La nuit fut pénible jusqu’à 2 heures du matin. Le vent s’est peu à peu calmé et vers 11 heures. Nous décidons de quitter ce lieu magnifique dont le vent nous a gâché le plaisir. Les montagnes aux dos arrondis se succèdent et nous arrivons à Sandnes, petit port bien abrité.
Jeudi 1er août Bessaker
Nuit divine, pas un pli, pas un bruit ! Malgré le confort de cet endroit, nous le quittons en raison des conditions météo favorables. A Bessaker, nous sommes le seul bateau étranger. Nous mettons une heure pour atteindre le petit village et retour.

Vendredi 2 août Rorvik
C’est calme, lisse, malgré la proximité d’une carrière en exploitation. Les montagnes se reflètent dans l’eau comme dans un miroir. La journée s’annonçait magnifique, mais une fois le soleil disparu, nous remettons des couches de vêtements, bonnets compris ! Après 8 heures de nav et par temps gris nous arrivons dans le port de Rorvik.

Samedi 3 août Rorvik
Je crois bien que pour nous l’été est fini, il n’aura duré que 8 jours !. On a remis le chauffage ce matin… 13 degrés toute la journée. Dominique démonte la table du carré pour accéder au réservoir de diesel et tente de trouver d’où vient la fuite. Nous allons au centre commercial pour l’avitaillement. Mais Rorvik n’a vraiment rien d’attrayant.

Dimanche 4 août Ylvingen
A 6h45 nous quittons Rorvik pour avancer et nous rapprocher de Bodo. C’est une longue journée de navigation (10 heures), sous un ciel couvert. Le soleil a quand même daigné se montrer peu avant notre arrivée.
Nous avons passé devant le majestueux Torghatten, montagne qui selon la légende a un trou fait par un Troll. Ce dernier en chassant sa bien-aimée, réalisa qu’il ne pourrait l’obtenir, lança une flèche pour la tuer. Mais le roi des Trolls lança son chapeau pour faire dévier la trajectoire et sauver la belle.

Lundi 5 août Sandnessjoen
12 degrés aujourd’hui. Départ 8 heures. Nous passons devant les7 Sœurs, sept montagnes qui se suivent et se ressemblent.
Un petit tour dans la ville de Sandnessjoen, c’est désert, beaucoup de vitrines vides…

Mardi 6 août Innerkwaroga
On se lève tôt et allons acheter du diesel. Une fois le réservoir rempli, Dominique constate que la fuite est toujours là. Après une heure de recherche et travaux, il trouvera le coupable ou plutôt la coupable : la connexion du chauffage au diesel. On croise les doigts.
Il fait grand beau, et tout de suite plus chaud, mais vent de face…
Paysages de montagnes majestueux avec au fond des fjords les premiers névés.
Nous nous enfilons dans le minuscule port de Innerkwaroga, un peu rustique.

Mercredi 7 août Engen
Il fait beau, mais des nuages au loin menacent. On craint un orage. Et bien non ! Les nuages se dissolvent. Peu après huit heures nous passons devant la boule perchée sur un rocher qui indique que nous avons franchi la ligne du cercle polaire arctique, oui Madame ! Oui Monsieur !
Plus tard, nous nous enfilons dans le fjord qui mène au glacier du Svartisen, deuxième plus grand glacier d’Europe,370 km2. 
Mais, hélas, il a reculé de 150 mètres dans sa largeur en deux ans. Tout au fond du fjord, il y a un petit débarcadère où nous nous amarrons. Il fait une chaleur estivale. Nous marchons pour nous rapprocher et faire quelques photos du glacier. Nous ne sommes pas seuls… un énorme bateau de croisière déverses par vagues successives ses passagers sur le débarcadère.
Un peu plus tard, les touristes s’en vont et seul notre bateau reste amarré au débarcadère. Nous passons une nuit tranquille face à sa majesté le Svartisen.

Jeudi 8 août Halsa
A 8h15, sac au dos, nous partons pour 3 heures de marche jusqu’au pied du glacier que nous aurons pour nous tout seul, les touristes n’ayant pas encore eu le temps d’arriver. Nous grimpons sur les parties arrondies du bas du glacier, puis dans des sentiers escarpés où je suis souvent à quatre pattes. Le coup d’œil est sublime !
Nous quittons cet endroit où les touristes affluent et nous enfilons dans le fjord d’à côté où nous faisons une tentative de pêche infructueuse. Puis nous allons dans le petit port de Halsa,

Vendredi 9 août Bodo
Dernier jour de beau, annonce la météo, alors il n’y a pas à hésiter, il faut avancer.
Soleil, mais brume. Nous arrivons à Bodo avec un grand soleil. Il y a un bateau du CCS dont le seul membre romand nous aide à nous amarrer.
Pas de chance, il y a un bateau à côté de nous avec des foireurs à bord !

Samedi 10 août Bodo
Nous allons au touriste information, au magasin de pêche acheter un leurre plus adéquat. Faisons le tour de la ville, peu attrayante, mal entretenue. Nous marchons beaucoup pour trouver ou ne pas trouver ce que le capitaine recherche : prise USB, un convertisseur, du bois pour bricoler... etc…
Puis Dominique retravaille sur le site, mais il galère depuis plusieurs jours, car toutes les données disparaissent. Il contacte le serveur qui ‘n’a pas l’air de comprendre le problème. Excédé, il décide de changer de serveur... Quand nous nous décidons d’aller faire quelques courses, les magasins sont tous fermés ! On se rabat sur une pizzeria.
Dimanche

P 2020 Norvège

Bergen - Bodo


Mercredi 17 juillet
Presque 11 heures de nav, à traverser des fjords qui ressemblent à d’immenses lacs, des défilés entre de hautes murailles grises, un peu lugubres lorsque le soleil disparaît, ainsi que des paysages lunaires et des montagnes recouvertes de forêts de conifères, surtout des pins et des épicéas.
On s’enfile dans un petit passage qui débouche sur une baie calme, déserte, sans un pli. On s’ancre, c’est un oscar !

Attention il y a un piège dans une des photos!









Jeudi 18 juillet
Ce matin le temps est couvert, le soleil n’est pas loin, mais c’est la pluie qui est annoncée. On navigue jusqu’à Floro où nous rencontrons un bateau « Melchior » qui est allé au Spitzberg. Avant d’arriver au port nous entendons un « mayday relay » qui indique qu’un homme est à la mer… C’est inquiétant, mais cela ne concerne pas notre zone de navigation.

Eglise... non phare

Il pleuvine depuis que nous sommes arrivés.

Et un beau remorqueur.


Vendredi 19 juillet
Il a plu cette nuit et ce matin le temps est couvert. Nous suivons la ligne de l’Hurtigruten, l’express côtier, Nous naviguons entre îles et îlots sous un ciel gris, froid, Le soleil fera son apparition dans la matinée et éclairera cet environnement minéral et végétal d’un éclat qui le rendra majestueux.


Nous allons sur le minuscule îlot de Silda qui a un port minuscule, donc peu fréquenté. Le soleil brille, on a trop chaud ! Nous allons faire le tour de l’île, c’est vite fait et il n’y a qu’un seul restaurant sur pilotis, On s’assoit pour prendre un verre et finalement tentés par des scampis et un plat de bacalhau, nous nous attablons. Délicieux !
Leptit mousse en pleine séance de communication, la batterie du tel. n'y résistera pas


Ancienne cabane de pêcheur reconvertie en bistro


Samedi 20 juillet.
Départ 6h45, il fait beau, le soleil brille et nous réchauffe, 14 degrés. Mais très vite le soleil va être caché par des nuages et nous ferons plus de 10 heures de nav par temps couvert, Nous avancerons même à certains moments à travers une brume assez épaisse pour justifier l’emploi du radar. Nous arrivons dans le port d’Alesund où les places sont rares. Nous n’avons pas d’autre choix que de nous mettre à couple avec une famille norvégienne très accueillante.



Depuis deux jours Dominique suivait le parcours du bateau suisse Hval qui descendait la côte norvégienne. » Nous allons sûrement nous croiser », dit-il. Nous avons fait mieux que cela ! Hval est venu passer la nuit à Alesund et Nathalie et Roland que nous n’avions pas réussi à voir à Genève, nous les avons rencontrés en Norvège !


Dimanche 21 juillet
Hval est reparti tôt ce matin. Nous espérons que le réveil n’a pas été trop dur, car la soirée fut amicale et tardive !
Nous attendons que nos voisins quittent le quai pour prendre leur place. Mais l’inconvénient d’être à quai, c’est que notre bateau intrigue les promeneurs qui n’hésitent pas à toquer contre la coque pour s’assurer qu’il s’agit bien d’un bateau en alu… !

Nous visitons la ville, puis rentrons au bateau. Il tombe des seilles. Un bateau norvégien vient se mettre à couple.

Lundi 22 juillet
Je vais chez le coiffeur.  (Ca coûtera un bras...)
Voir le résultat.... qui a la plus belle coupe? les trolles ou le ptit mousse?


Dominique s’occupe du système de purge du diesel. Puis je vais chez un médecin pour qu’il me prescrive un antibiotique ciblé qui mette fin à une cystite récalcitrante !

Nous avons maintenant deux bateaux à couple.

Mardi 23 juillet
Nous attendons le départ des deux bateaux et quittons Alesund. Le soleil n’est pas généreux et sans lui, le paysage montagneux, dont les sommets sont cachés par les nuages, devient gris, froid, inhospitalier. Et vent de face, of course ! Nous nous arrêtons à Bud, petit port charmant avec huit places à quai.



Mercredi 24 juillet
Ce matin une brume épaisse bouche l’horizon, à tel point que le bateau allemand parti ce matin est de retour, jugeant la situation trop dangereuse sans radar.
Nous faisons de nombreuses allées et venues pour faire des lessives.
Le brouillard s’est levé et le soleil brille, mais le vent souffle.
Nous grimpons sur la colline et visitons le musée de la guerre, sachant que la Norvège a été occupée pendant cinq ans par les Allemands.

Le ptit mousse s'est mis à la spéléo, avec enthousiasme!


La visite se fait avec une guide, retraitée, mais qui reprend du service pendant l’été. Elle nous raconte pleins d’anecdotes et de souvenirs qu’elle tient de son père et de sa famille, c’est presque de l’histoire vivante !


Jeudi 25 juillet
Il fait grand beau ! Alors tenue allégée… mais le soleil se cache, alors on remet une couche. Et à plusieurs reprises, même scénario !

Petit passage entre cailloux!




C’est dans l’immense baie et port de Kristiansund que nous nous arrêtons. Nous voulons prendre du diesel, mais le Havenmaster nous a repérés et nous indique une place que nous ne pouvons lui refuser !

Il fait à nouveau chaud. On se balade, repère supermarchés, quincailler, shipchandler : Dominique est content, c’est l’endroit où il faut rester pour bricoler…

Excellent squatte pour goélans!


Vendredi 26 juillet
Journée bricolage : Dominique perce, colle et fixe les jerricans sur le pont On vide la cabine visiteur que nous avions utilisée comme dressing. Il faut donc, ranger, nettoyer. Et il fait chaud :25 degrés annoncés, c’est l’été !
On achète une bâche pour recouvrir le cockpit, en prévision de l’hivernage au nord de la Norvège, où la neige est abondante.

Samedi 27 juillet
Encore une belle journée estivale, il fait chaud. Dominique s’est attelé à l’électricité de la cabine visiteur. Il répare la lampe du plafonnier et installe deux prises allume-cigares pour que nos hôtes puissent recharger leur téléphone. Le cap sue à grosses gouttes.

Dimanche 28 juillet
Je crois bien que la canicule nous a rattrapés. La nuit été chaude et un orchestre nous a tenu éveillés une partie de la nuit.
Aujourd’hui, de la menuiserie pour le cap, des finitions dans la cabine visiteur.
En fin d’après-midi nous allons nous balader et mangeons le fameux klippfisk dans un excellent restaurant. Le klippfisk est la morue qu’autrefois les femmes faisaient sécher sur les rochers.

Lundi 29 juillet
La canicule dès le matin, alors pour la première fois nous allons naviguer en tenue légère, légère…
A partir de Kristiandsund le paysage se modifie, tout devient rondeur et douceur. Les sommets sont aussi moins élevés.

Garde côte Norvégiens


Nous faisons un essai de pêche, sans succès, nous manquons de lest.


A deux heures environ de la baie où nous voulions ancrer, le vent se lève et se met à atteindre rapidement les 26 knts. De face évidemment ! Et la mer se creuse, forme des petites crêtes blanches. Nous renonçons à la baie prévue et songeons à nous mettre à l’abri rapidement. Mais le vent faiblit, s’apaise et nous reprenons notre route initialement prévue.
La baie est immense, magnifique avec un seul bateau à l’ancre.

Mardi 30 juillet
Jolie la baie ! Mais quelle nuit ! Minuit une alarme d’ancre, un peu plus tard deuxième alarme d’ancre et encore un peu plus tard une drisse qui tape et empêche le capitaine de dormir. ET à trois heures du matin le vent se lève, forcit rapidement, il faut ajouter de la chaîne. A partir de ce moment, plus moyen de dormir : le vent nous balade d’un bord à l’autre.

Nous allons rester, supporter les coups de butoir d’Eole, en espérant que demain il soit plus clément !


Mercredi 31 juillet Storfosna
La nuit fut pénible jusqu’à 2 heures du matin. Le vent s’est peu à peu calmé et vers 11 heures. Nous décidons de quitter ce lieu magnifique dont le vent nous a gâché le plaisir. Les montagnes aux dos arrondis se succèdent et nous arrivons à Sandnes, petit port bien abrité.
Jeudi 1er août Bessaker
Nuit divine, pas un pli, pas un bruit ! Malgré le confort de cet endroit, nous le quittons en raison des conditions météo favorables. A Bessaker, nous sommes le seul bateau étranger. Nous mettons une heure pour atteindre le petit village et retour.

Vendredi 2 août Rorvik
C’est calme, lisse, malgré la proximité d’une carrière en exploitation. Les montagnes se reflètent dans l’eau comme dans un miroir. La journée s’annonçait magnifique, mais une fois le soleil disparu, nous remettons des couches de vêtements, bonnets compris ! Après 8 heures de nav et par temps gris nous arrivons dans le port de Rorvik.

Samedi 3 août Rorvik
Je crois bien que pour nous l’été est fini, il n’aura duré que 8 jours !. On a remis le chauffage ce matin… 13 degrés toute la journée. Dominique démonte la table du carré pour accéder au réservoir de diesel et tente de trouver d’où vient la fuite. Nous allons au centre commercial pour l’avitaillement. Mais Rorvik n’a vraiment rien d’attrayant.

Dimanche 4 août Ylvingen
A 6h45 nous quittons Rorvik pour avancer et nous rapprocher de Bodo. C’est une longue journée de navigation (10 heures), sous un ciel couvert. Le soleil a quand même daigné se montrer peu avant notre arrivée.
Nous avons passé devant le majestueux Torghatten, montagne qui selon la légende a un trou fait par un Troll. Ce dernier en chassant sa bien-aimée, réalisa qu’il ne pourrait l’obtenir, lança une flèche pour la tuer. Mais le roi des Trolls lança son chapeau pour faire dévier la trajectoire et sauver la belle.

Lundi 5 août Sandnessjoen
12 degrés aujourd’hui. Départ 8 heures. Nous passons devant les7 Sœurs, sept montagnes qui se suivent et se ressemblent.
Un petit tour dans la ville de Sandnessjoen, c’est désert, beaucoup de vitrines vides…

Mardi 6 août Innerkwaroga
On se lève tôt et allons acheter du diesel. Une fois le réservoir rempli, Dominique constate que la fuite est toujours là. Après une heure de recherche et travaux, il trouvera le coupable ou plutôt la coupable : la connexion du chauffage au diesel. On croise les doigts.
Il fait grand beau, et tout de suite plus chaud, mais vent de face…
Paysages de montagnes majestueux avec au fond des fjords les premiers névés.
Nous nous enfilons dans le minuscule port de Innerkwaroga, un peu rustique.

Mercredi 7 août Engen
Il fait beau, mais des nuages au loin menacent. On craint un orage. Et bien non ! Les nuages se dissolvent. Peu après huit heures nous passons devant la boule perchée sur un rocher qui indique que nous avons franchi la ligne du cercle polaire arctique, oui Madame ! Oui Monsieur !
Plus tard, nous nous enfilons dans le fjord qui mène au glacier du Svartisen, deuxième plus grand glacier d’Europe,370 km2. 
Mais, hélas, il a reculé de 150 mètres dans sa largeur en deux ans. Tout au fond du fjord, il y a un petit débarcadère où nous nous amarrons. Il fait une chaleur estivale. Nous marchons pour nous rapprocher et faire quelques photos du glacier. Nous ne sommes pas seuls… un énorme bateau de croisière déverses par vagues successives ses passagers sur le débarcadère.
Un peu plus tard, les touristes s’en vont et seul notre bateau reste amarré au débarcadère. Nous passons une nuit tranquille face à sa majesté le Svartisen.

Jeudi 8 août Halsa
A 8h15, sac au dos, nous partons pour 3 heures de marche jusqu’au pied du glacier que nous aurons pour nous tout seul, les touristes n’ayant pas encore eu le temps d’arriver. Nous grimpons sur les parties arrondies du bas du glacier, puis dans des sentiers escarpés où je suis souvent à quatre pattes. Le coup d’œil est sublime !
Nous quittons cet endroit où les touristes affluent et nous enfilons dans le fjord d’à côté où nous faisons une tentative de pêche infructueuse. Puis nous allons dans le petit port de Halsa,

Vendredi 9 août Bodo
Dernier jour de beau, annonce la météo, alors il n’y a pas à hésiter, il faut avancer.
Soleil, mais brume. Nous arrivons à Bodo avec un grand soleil. Il y a un bateau du CCS dont le seul membre romand nous aide à nous amarrer.
Pas de chance, il y a un bateau à côté de nous avec des foireurs à bord !

Samedi 10 août Bodo
Nous allons au touriste information, au magasin de pêche acheter un leurre plus adéquat. Faisons le tour de la ville, peu attrayante, mal entretenue. Nous marchons beaucoup pour trouver ou ne pas trouver ce que le capitaine recherche : prise USB, un convertisseur, du bois pour bricoler... etc…
Puis Dominique retravaille sur le site, mais il galère depuis plusieurs jours, car toutes les données disparaissent. Il contacte le serveur qui ‘n’a pas l’air de comprendre le problème. Excédé, il décide de changer de serveur... Quand nous nous décidons d’aller faire quelques courses, les magasins sont tous fermés ! On se rabat sur une pizzeria.
Dimanche

Caractéristiques

Le bateau est un dériveur intégral de 37 pieds

Coque Dujardin type Atlantis 370

ARCHITECTE : G. CAROFF

VERSION: Dériveur intégral 

PAYS D'ORIGINE: France
ANNEE: 2001
CAT. DE NAV. 1 - A
CERTIFICAT CE : A
JAUGE : 16,83
MATERIAU : Aluminium
LONGUEUR COQUE : 11,55
LONGUEUR FLOTAISON: 10,55 LARGEUR : 3,90
TIRANT D'EAU : 0,90-2,15
SURFACE DE VOILES AU PRES : 77
GREEMENT : Sloop 
POIDS EN kg : 5400
LEST EN kg : 2300
NBRE DE COUCHETTES : 6
PUISSANCE MOTEUR : 40 CV